laurent binetÀ chaque fois que j'entends parler (de) Laurent Binet, je n'ai qu'une envie : courir à la bibliothèque voir si ses romans sont disponibles (parce qu'ils ne le sont pas souvent).

C'est ainsi que j'ai mis la main sur La septième fonction du langage (prix Interallié) il y a quelques mois déjà. J’ai été conquise : une écriture singulière, recherchée, couplée à un style très agréable et à un décor très bien décrit (tout part de la mort de Roland Barthes, à la suite de laquelle on part à la recherche d’un hypothétique assassin en évoluant dans les cercles intellectuelles et politiques des années 1980). Et pourtant… j’ai décroché. Arrivée vers la moitié du roman, je l’ai lu de moins en moins, et puis je l’ai oublié.

Pas rancunière, je me suis lancée très récemment dans HHhH, son premier roman (prix Goncourt du premier roman). « HHhH », pour « Himmlers Hirn heißt Heydrich » : Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Vous l’aurez compris, il s’agit d’un roman qui approche les hautes sphères du nazisme. Mais ça ne raconte pas l’histoire de Heydrich, comme on pourrait être tenté de le résumer, non : c’est l’histoire d’un mec (Laurent Binet), qui écrit un livre, qui parle de Heydrich. Et là encore : j’ai adoré ! Quel style, quelle inspiration ! Et là encore : j’ai décroché…

Bien que je n’aie que des louanges à faire de l’écriture de Laurent Binet donc, un avis partagé sur ces deux romans… peut-être à reprendre dans quelques temps !

 

La septième fonction du langage - HHhH / Laurent Binet

 

Lauriane